Aucun risque de surchauffe sur le marché immobilier belge

Le nouvel indice Trevi affiche une stabilité du marché. Tous les indicateurs du réseau d’agences sont au vert. De quoi rassurer les acquéreurs et les investisseurs. Trevi prédit donc un printemps immobilier «agréable» sur le marché immobilier belge.

Le marché immobilier belge est resté stable au premier trimestre 2018

Le résultat enregistré par l’indice Trevi finalisé au 31 mars indique une baisse quasi insignifiante de son indice (113,74, contre 113,81 au 31 décembre 2017). Le marché immobilier est donc resté stable en ce début 2018. De quoi réjouir le réseau d’agences ! Même si le volume de transactions affiche, tout comme à la même période un an plus tôt, une baisse de 1,5 %. « Nous rappellerons que les niveaux atteints en 2016 et 2017 avaient été considérés comme exceptionnels, lit-on dans le communiqué de Trevi. Nous considérons donc que le niveau actuel satisfait totalement les professionnels du secteur. »

Les équipes des agences Trevi ont également enregistré un niveau d’équilibre entre l’offre et la demande ce qui, on le sait, est la meilleure garantie contre un « affolement » du marché.

Concernant l’offre, Trevi note une augmentation de 4 % des mises en vente de biens existants par rapport au premier trimestre 2017. Il n’a pas été tenu compte ici de l’immobilier neuf car celui-ci est jugé trop influencé par des mises en ventes ponctuelles de grosses promotions. Pour ce qui est de la demande, elle enregistre une hausse de 3 %.

Trevi, comme les autres réseaux d’agences ou agents particuliers, note une proportion importante d’investisseurs sur le marché du neuf. En clair, cela veut dire que quand une promotion est mise sur le marché, il est fréquent de voir plus de la moitié des appartements acquis par des acheteurs qui n’occuperont pas le bien mais le mettront en location pour en retirer un rendement, un élément qui inquiète Trevi. « Nous avons le sentiment que la perception de la propriété immobilière n’est plus la même qu’il y a 20 ou 30 ans, estime ainsi Eric Verlinden. La société change, les comportements s’adaptent. Cette modification importante met en équilibre trois paramètres : les taux d’intérêt bas favorisent l’intérêt des investisseurs privés pour la brique, le taux de propriétaires occupants baisse d’année en année en milieu urbain et le parc immobilier résidentiel belge appartient dans une immense majorité aux particuliers (NDLR : contrairement à la majorité des pays voisins). »

Autre élément relevé par Trevi : l’allongement de la durée des crédits hypothécaires. La moyenne s’est allongée de deux ans ces trois dernières années. « Cette tendance va-t-elle se confirmer ? Ce serait une réponse cohérente et logique à l’augmentation des prix plus importante que la hausse des salaires que nous enregistrons depuis 7 ou 8 ans », affirme le réseau.

Puisque les salaires augmentent moins vite que les prix de l’immobilier, l’accès à la propriété devient plus difficile et le citoyen cherche à réduire ses mensualités en augmentant la durée de son crédit immobilier…

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source : lesoir.be

Écrit par

Managing Partner Property Hunter. Nous sommes les leader de la recherche immobilière à Bruxelles. Plus de 10 ans d’expérience dans les domaines de l'immobilier